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INTERVIEW CREATEUR : SKWAK

Par le
Voici ci dessous l'interview de SKWAK publiée dans le magazine Advanced Creation.

Figure de la création Française incontournable depuis plusieurs années et solicité un peu partout dans le monde, Skwak s’est prêté au jeu des questions réponses avec simplicité, sans artifice et en allant à l’essentiel. Découvrez l’univers souvent déjanté de ce talentueux créateur prolifique. .

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
SKWAK > Skwak, j’habite Lille et je suis illustrateur. J’ai un parcours universitaire ( DESS Art et Com) mais je me considère plus comme autodidacte en ce qui concerne l’illustration.

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SKWAK > Je pense que je n’y ai jamais vraiment réfléchi, le dessin a toujours était naturel pour moi. C’est dans ce domaine que je m’épanouis le mieux, que j’arrive le mieux à m’exprimer. Je travaille comme indépendant depuis 5 ans maintenant (avant je bossais en agence).

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
SKWAK > Cela dépend si c’est une création perso où une commande d’un client. Pour une perso , j’écris beaucoup pour développer l’histoire que je veux raconter, ça peut me prendre 1 ou 2 semaines avant de me lancer véritablement dans la création pur , le temps d’avoir une ligne directrice et presque tous les personnages principaux de l’histoire. En ce qui concerne les commande clients, ça dépend du degrés de liberté qu’on me laisse. c’est un processus assez classique comme tous les illustrateurs (brief, proposition, correction, validation).

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SKWAK > En indépendant (sans agent). Pour le moment c’est une façon de travailler qui me convient totalement. Je bosse très régulièrement aussi comme illustrateur pour une agence aux États Unis (Jess3) mais pas en tant que skwak (de l’illustration plus classique)..

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SKWAK > Pas mal de trucs :
- J’ai 4 teeshirts chez Cookies ‘n’ cream qui devraient sortir dans très peu de temps et 1 teeshirt avec Owlmovement.
- Je prépare une expo collective chez Addict gallery.
- Je vais sortir 2 nouvelles sérigraphies.
- Une montre chez Vannen.
- Une nouvelle illustration pour livre sur les jeux vidéo.
- Une série de Mini maniac (qui prend un peu de retard..)
- Un Dunny 8 inch chez kidrobot et depuis quelques jours j’ai collaborer avec Tribbes pour sortir une housse pour iPhone.
- Et bien sûr d’autres projets secrets. Skwak et Jess3......


TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ceque tu aurais fait ?
SKWAK > La psychiatrie sans doute.

TG > A quoi ressemble une journée de «SKWAK» ?
SKWAK > Classiquement je passe ma matinée a bosser pour l’agence aux État unis ou répondre à tous mes emails (les interview en retard ;) ) et l’après midi je la consacre plutôt à mes créations persos. Tout ça en fonction de mon inspiration. Ensuite quand tout ça est fini ou quand j’en ai vraiment assez je vis ma vie de famille avec ma femme et mon fils.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SKWAK > Je ne m’inspire pas vraiment d’artiste, parfois j’ouvre quelques livres (Jérôme Bosch ou Keith Haring) pas vraiment pour m’inspirer mais pour me relancer quand j’ai le syndrome de la page blanche. Ces deux artistes me donne vraiment envie de bosser. Mon inspiration je la puise un peu partout. Je ne la cherche pas forcement, ça me tombe dessus, un article dans un journal,dans un magazine, une photo sur internet ou une vidéo . Je note l’idée et quelques semaines après je vois si elle me convient toujours, je me l’approprie je la transforme et avec toutes ces idées je crée des histoire dans le “maniac world” en essayant d’avoir un discours cohérent dans le fond et sur la forme !

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SKWAK > Si j’avais assez de recul pour avoir un regard clair sur mon travail je pense que j’aurai passé une étape crucial. Je suis toujours entrain de chercher de nouvelles idées sans trahir mon style. D’évoluer. En ce qui concerne la création je suis comme toi je regarde autour de moi ce que les autres font. Je suis un spectateur, pas vraiment un critique.

TG > Quels sont les morceaux de musique que tu écoutes en ce moment ?
SKWAK > En ce moment même j’écoute Wave Machines et Atlas Sound.

TG > Quels «conseils» donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SKWAK > Je ne suis pas vraiment légitime pour donner des conseils. La seul chose que je pourrais dire c’est: “Bon courage !”
Interview Createur : SOPHIE GRIOTTO

Par le
Pour bien commencer l'année voici ci dessous l'interview de SOPHIE GRIOTTO publiée dans le magazine Advanced Creation #16. ( Posters disponibles sur Amkashop)

C’est avec grand plaisir que ce nouveau numéro de Advanced creation vous présente une artiste française passionnée de dessins et d’illustrations qui ne sort jamais sans sa tablette Wacom. La féminité tient une place essentielle dans le travail de cette créatrice. A l’affût des moindres silhouettes ou attitudes qui nous caractérisent, elle retranscrit ce qu’elle voit partout avec talent et toujours signé d’un coup de patte immédiatement identifiable.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
Sophie Griotto > Je suis illustratrice et roughman publicitaire. J’ai 33 ans je suis née à Alès dans le gard. C’est d’abord en suivant les ateliers d’arts plastiques dès l’âge de 5 ans que j’ai développé le travail de la matière et de la couleur. Après un bac « arts plastiques », je poursuis mes études dans les arts appliqués à Nîmes puis Toulouse où j’obtiens mon BTS de communication visuelle. C’est par la suite que je me suis informatisée. J’utilise les logiciels de manière autodidacte, j’avoue que c’est un peu du « bidouillage».

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
SG > J’ai eu la chance d’avoir toujours su ce que je voulais faire, mais je n’étais pas spécialement inspirée par le luxe et la pub. En revanche «la femme» s’est imposée très vite comme sujet favoris. Stagiaire chez Publicis Conseil à Paris, c’est dans ce cadre que je m’exerce au rough et au story-board. Il m’a fallu travailler la rapidité et l’efficacité du trait et pour ne rien vous cacher ; la gestion du stress ! Et puis dans cette agence j’ai pu contempler la « publicitaire parisienne » encore plus inspirante que la parisienne !!! Tailleur couture, roulant en « Coccinelle New Beattle » couleur vert-pomme. Le déclic s’est fait à ce moment là. Mon regard de non-parisienne m’a permis d’observer avec recul ce monde là.

TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais aimé faire ?
SG > Je me serais certainement dirigé vers une autre voie artistique, le théâtre ou la musique. J’aurais pu aussi me diriger vers l’impression textile car la création de tissus m’inspire beaucoup. Je suis née dans une famille d’artistes, je ne pense pas que j’aurais envisagé un métier sans création.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
SG > Je travaille en free-lance, dans mon atelier. J’ai un agent artistique ; Caroline Maréchal, qui fait le lien depuis mon départ. Car après 10 ans de vie parisienne, je me suis installée dans le sud de la France.

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
SG > Actuellement, je suis en congé maternité. Je profite au maximum de mon bébé et de mon plus grand, mais aussi, je l’avoue, d’un certain recul que cette pause me permet d’avoir et qui, j’espère, va me permettre de me renouveler. Pour ma rentrée il y aura peut-être une suite pour la campagne Swatch. Les toiles digigraphiques de mes illustrations sont exposées à partir de ce mois-ci au BHV après un passage aux Galeries Lafayettes. J’ai aussi l’opportunité d’illustrer des livres pour enfants, c’est tout nouveau pour moi mais cela faisait longtemps que j’y pensais.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
SG > C’est difficile de parler de son travail, je n’ai pas de recul. Je ne suis pas une artiste engagée, je dessine souvent des instants de vie plutôt heureux. Je pense que l’artiste doit savoir se renouveler rapidement tout en gardant son écriture. Le web est aujourd’hui si riche en image que le regard de l’internaute est de plus en plus initié et critique sur le design, la décoration, le stylisme, l’art. Aujourd’hui, n’importe quelle personne peut découvrir un artiste Australien ou Japonais. Les artistes ont une vision globale de ce qu’il se fait de mieux dans le monde et bénéficient d’un retour direct sur leur propre travail grâce aux forums et aux blogs.

TG > A quoi ressemble une journée de «SOPHIE» ?
SG > J’ai mon atelier chez moi, dans le sud de la France, et je remonte sur Paris régulièrement pour des briefs. Je démarre la journée comme beaucoup de personnes en répondant à mes mails devant un café. Avant de commencer une création je prépare un board de tendances, j’y punaise tous les échantillons de tissus, photos d’ambiance, couleurs découpées dans les journaux, des croquis d’intentions. Bref toutes choses qui puissent m’inspirer. Je surfe pour trouver les tendances du moment, j’écoute beaucoup la radio et la musique. Je reçois des briefs par téléphone ou par webcam. Je crayonne, et crée mes tissus à l’encre sur papier. Je scanne et je reprends le tout sur tablette graphique.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
SG > Beaucoup d’illustrateurs, comme Izak, Tadahiro Uesugi, Yoshitomo Nara, mais aussi Matisse, Miro et les peintres Nabis.et puis Gruau mais il y en a d’autres. Dans la vie de tous les jours ; j’observe, je relève souvent l’attitude ou la démarche d’une personne, mais aussi son expression de visage...le sourcil relevé, le placement des épaules, le poigné cassé sont autant de détails qui accentuent une personnalité... Les photos, les magazines, la mode, la déco, le web, sont, non seulement, de la documentation mais aussi une réelle source d’inspiration.

TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
SG > Je n’ai jamais imaginé la vie sans création. Mais cela signifierait être libérée d’une certaine anxiété. Et si je ne recherchais pas perpétuellement le « nouveau » j’aurais certainement plus de temps pour les miens.

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
SG > De réaliser en projet personnel sa commande idéale, qui donnera le ton pour la suite des évènements. De prospecter avec de belles impressions papier (cela parait anodin mais c’est devenu tellement rare que les futurs clients apprécient). Savoir s’adapter à la demande du client tout en restant en accord avec soi-même et proposer toujours une version plus personnelle et plus risquée au client. Enfin, préparer une planche de tendances avant chaque projet permet d’éclaircir les idées.

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
SG > J’ai débuté mon métier en dessinant avec des outils traditionnels (crayons et encres) directement, en « live », dans les agences de pub. Il m’est arrivé de passer une partie de la nuit dans une agence, le directeur artistique, terriblement pointilleux, me demandais de recommencer mes images de story-board (pour un shampoing qui le valait bien) pour des détails d’une mèche de cheveux a déplacer de 2 mm à gauche. Le lendemain j’y retournais, pour redessiner entièrement le board. Cette fois-ci le client avait tardivement décidé que la fille devait être blonde. La réunion n’avait pas été décalé. Le D.A scannait les images au fur et à mesure après les avoir au préalablement séché au sèche cheveux. Aujourd’hui, évidemment je gagne beaucoup de temps avec Photoshop, Painter, ma palette graphique et bien sûr avec internet. Le métier a changé et mes nuits aussi.pour moi, cela a été très formateur. Il m’arrive encore de travailler « sur place », en agence, mais je ne me déplace plus sans ma Wacom.

TG > Pour parler un peu d’actualité, quel est ton avis sur la crise économique ?
SG > Je reste confiante, je pense que l’illustrateur possède un atout. Payer un photographe, un mannequin, une styliste, un maquilleur et louer un studio, est fortement onéreux pour une publicité. La force de l’illustrateur, ou du graphiste, est justement de regrouper tous ces métiers en un seul pour créer une image. Aujourd’hui, les supports ont changé. On dispose, désormais, de vrais commandes d’illustrations pour des sites internet. Les clients contactent de moins en moins les agences de communications et s’adressent directement à l’agent ou à l’illustrateur.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
SG > J’ai l’impression dans cette interview d’avoir fait l’apologie d’internet mais c’est vrai qu’il y a eu un avant et un après, depuis 5 ans je dirais. Je ne lâche pas pour autant mon crayon, ma peinture et mes encres. Je garderai toujours un lien particulier et irremplaçable avec ces outils. Cela me permet aujourd’hui de me ressourcer et de me renouveler
Interview Createur : ELROY

Par le
Voici ci dessous l'interview de ELROY aka Damien Vignaux publiée il y a quelques temps dans le magazine Advanced Creation.


“Elr°y” est un de ces créateurs Français qui aime varier les styles et les supports. A l’aise dans des univers opposés, passant d’un style “kawaï” à un univers “dark et torturé” en effectuant juste une pirouette sur son arsenal de connaissances théoriques et sur son talent inné. Multi-facettes, exigeant et humble, un personnage attachant que vous allez découvrir dans l’interview de ce nouveau numéro de Advanced Creation.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
DV > Je m’appelle Damien aka elr°y, originaire du sud de la France je viens de m’installer à Berlin. J’ai un parcours universitaire assez long qui m’a donné des armes plus théoriques et méthodologiques que vraiment pratiques (une prépa Normale Sup’ design industriel, une maitrise Arts Appliqués et un DEA plus orienté audio-visuel). Tous les logiciels avec lesquels je bosse aujourd’hui je les ai appris seul. Je pense que se confronter à des problèmes techniques quand tu essaie d’atteindre le résultat dont tu rêves est le meilleur moyen d’apprendre : un besoin, une solution !

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
DV > J’ai toujours dessiné, sculpté, peint, créé etc... donc il n’y a pas eu de moment où j’ai «décidé» de m’y lancer. Par contre il y a eu un moment charnière important ou, les opportunités se multipliant, je me suis dit que je pourrais raisonnablement en faire un métier, une carrière. J’étais en milieu d’études et j’avais de plus en plus de contacts pour du web, du logo, ça commençait a buzzer et je me suis fait mon carnet d’adresse tranquilement de telle sorte qu’une fois fini mon DEA, je me suis naturellement déclaré à la maison des artistes pour facturer proprement et j’étais lancé sans même avoir à passer par les cases stages ou agences.

TG > Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
DV > Ça dépend du support, et aussi de mes influences ou envies du moment. Je peux avoir un regard neutre ou extrêmement orienté. Par exemple des fois je sais d’avance que j’ai très envie de produire dans tel ou tel style ou en expérimentant telle ou telle technique donc je vais tout faire pour justifier mes propositions dans le sens qui m’intéresse. je suis un grand consommateur d’images et d’influences. Mais la plupart du temps je me pose avec mon carnet de croquis et je commence a gribouiller en réfléchissant a des thèmes, des formes, des micro-narrations, des accroches, des valeurs, des mots-clés... jusqu’à ce que se forme dans ma tête l’image d’un projet sur lequel je sais que je prendrai du plaisir.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
DV > Je suis freelance et en ce moment, je bosse seul sauf si les projets sont trop gros pour moi. J’ai travaillé un temps avec Neopen, avec qui on avait le studio Incog. sur Toulouse. Depuis peu on suit des ambitions différentes, lui à Londres et moi à Berlin, ce qui est plutôt riche et cool. Je ne doute pas qu’on aura l’occasion de retravailler ensemble sur des gros projets ; on a des approches très complémentaires et des savoir-faire intéressant à combiner. Mes projets les plus cools et les plus aboutis je les ai fait avec lui. A côté de ça je vais aussi de la vidéo et des D/VJ sets dans le collectif Bisou GTi avec mes amis toulousains DLid et Humanleft.plusieurs, et surtout on travaille en passant du bon temps, que demander de plus :)

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
DV > J’essaie de rentrer plus de projets vidéo. J’ai un gros travail événementiel dont je ne peux pas trop parler, mais dans la veine de celui que j’avais déjà fait à Bregenz en Autriche en Septembre dernier : des animations et du live vidéo sur un set-up de 36 écrans avec des résolutions différentes, un truc assez dément. Là je bosse sur de la projection monumentale et du mapping à une échelle incroyable, plus de 100 mètres de projection. Il faudra passer sur mon site cet été pour voir le projet fini ! J’écris aussi un projet de documentaire sur la culture électronique autours de la ville de Berlin pour pouvoir faire de la vraie réal et revenir vers le clip vidéo avec de nouvelles armes, et toujours avec ça je fais des DA de festivals, pas mal de pochettes de disques, du logo... Je continue les DJ sets à travers l’europe pour m’aérer le week-end et je prépare deux concepts d’expo : un solo show en Belgique à la rentrée, et une release de toy tiré de mon univers d’illustration, magnifiquement sculpté par mon ami Yomek! de l’étonnant collectif Jean Spezial. Ces types font tous un travail hallucinant de densité et de qualité.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
DV > Moi je me vois plus comme un graphiste qu’un artiste, je veux dire par là que j’aurai jamais la prétention de ré-inventer le design. Je suis un artisan, j’espère que ce que je produit est en accord avec l’époque, ma culture, mes influences... je me laisse porter de projets en projets et j’aime bien prendre des risques en changeant de support, d’esthétique, de moyens ou de types de clients. La création actuelle est riche et super stimulante, j’essaie de men nourrir et de prendre position par rapport à ce que je vois, je pense avoir l’éducation et la culture pour trier ce qui marche et ce qui marche moins et à partir de là je fais ma cuisine !

TG > A quoi ressemble une journée de «ELR°Y» ?
DV > Une journée d’elr°y ne ressemble à aucune autre journée d’elr°y et c’est ça qui est bien ! J’aime beaucoup travailler la nuit parce que je suis seul avec mes projets et j’adore bosser jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je me sente vraiment sec et là je vais me coucher défoncé mais content. La journée j’ai toujours mille rendez-vous, coups de fils, mails, des propositions... donc je bosse mais forcément moins efficacement. Quand tu es freelance tu n’es pas que créateur, tu es aussi ton agent, ton comptable... donc la journée entre les créas qui avancent je fais tout ça aussi, du mailing, des budgets, des devis... par contre le soir quand je bosse je bosse !

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
DV > Je regarde tout, tout le temps, partout, mais il y a quand même des artistes et des studios que je suis toujours de très près. Je vais te faire un top 3 artistes et un top 3 studio, plus ou moins imbriqués, parceque si je commence à énumérer la liste va être bien trop longue :
TOP 3 Artistes : Alex Trochut, Mario Hugo, Théo Gennitsakis
TOP 3 Studios : Hort, Non-Format, Serial cut

TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
DV > Juste impossible !

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
DV > On bosse dans un métier qui a deux facettes : la création et le relationnel. C’est important de n’en négliger aucune. T’as beau être le meilleur créa du monde, si personne ne voit ton travail tu finiras en artiste maudit. On a la chance d’avoir des outils de communication comme MySpace ou Facebook ultra simples à mettre en place et qui touchent un max de monde. Faut s’en servir, apprendre à communiquer et s’exposer, gagner en visibilité. Pour ce qui est des clients, je pense que la démarche la plus saine et la plus pérenne c’est le bouche à oreille : un client satisfait c’est trois plans qui tombent derrière. J’ai des clients que je garde d’années en année, comme les festival Panoramas par exemple et avec qui j’adore travailler. C’est aussi super intéressant de renouveler le même concept tous les ans et de voir les directions nouvelles que tu peux proposer !

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
DV > Pour rebondir sur le principe de communication dont je parlais avant, j’ai peut-être une histoire personnelle qui illustre bien l’utilité de communiquer efficacement sur la manière dont on veut travailler. Quand j’ai ouvert mon myspace en 2006, le projet sur lequel je me concentrais était le groupe d’électronica/idm pour lequel je faisais un live vidéo : maéko. J’adore ce projet ambiant, très dense et narratif. A cette époque là, tout le monde croyais que j’étais quelqu’un de sombre et torturé parceque je ne montrais que ce genre d’images. Par la suite, j’ai choisi de plus mettre en avant mon travail d’illustration et mes personnages pour basculer un an plus tard vers la représentation inverse : on me pensait super kawai, street et frais ! Je pense qu’avec plus de maturité j’arrive maintenant à montrer que justement, ce qui est intéressant dans mon travail c’est l’étendue du spectre qu’on trouve entre ces deux extrêmes, et demain je peux tout aussi bien me lancer sur un bouquin pour enfants et dessiner des gamins habillés en fraise, que réaliser un clip flippant à la Martin de Turah pour un sombre groupe electro pop d’autistes finlandais...
Interview Createur : GRAPHIC-TRAVELLING

Par le
Voici ci dessous l'interview de GRAPHIC-TRAVELLING publié dans le numéro 11 du magazine Advanced Creation. (cliquez ici pour accéder aux créations disponibles sur amka)

“Graphic Travelling” aka François Leroy est un jeune créateur Français talentueux de 19 ans. Son style et sa technique ont évolués très rapidement depuis les 12 derniers mois pour aboutir aux résultats ci-dessus. Des créations à base de “mixed media”, mélangeant les éléments photographiques, vectorisés et crées directement dans photoshop pour donner naissance à univers riche et foisonnant.

THOMAS GAYET > Parle nous un peu de toi et de ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
François Leroy > Je gribouilais des personnages et autres depuis tout petit sans m’être pourtant intérréssé à l’art en régle générale. Je voulais devenir déssinateur (mais de quoi ? je ne sais toujours pas). J’ai été orienté vers un BT Dessinateur maquettiste en fin de troisième ce qui m’a appris les règles fondamentales du graphisme et m’offrir un intêret particulier pour l’art, en milieu de cycle j’ai commencé mon initiation aux logiciels comme photoshop ou illustrator de manière autodidacte.

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
FL > Je me suis intérréssé à la création purement numérique il y a deux ans et demi environ au lycée (BT déssinnateur maquettiste), par la découverte de plusieurs artiste qui ont décidement dirtigés ma créativité vers le numérique. C’est à ce moment que j’ai eu le déclin, l’initiative de devenir «graphic designer». J’ai commencé à travailler sur mes créations il y a deux ans et c’est devenu une passion.

TG > - Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
FL > Avant même de commencer quoique ce soit je privilégie soit le rendu coloré, soit la composition, soit le côté graphique. Un penchant vers l’un ou l’autre depend de mes gouts et de mon humeur . Il y a certains choses que je veux mettre en avant ou non selon la création.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
FL > Alors je bosse dans une agence, en free et dans un collectif. L’emploi dans l’agence m’a été amené par un ami qui au départ m’employait en freelance pour plusieurs travaux dont il était satisfait, j’y travaille à mi-temps. Cela me permet de me consacrer à ma partie freelance auquel je tiens pour garder la diversité créative. Pour le collectif, j’aime tout simplement faire partie d’un groupe de créateur venant de tous le globe et unis par la même passion. Cela aide en grosse partie a progresser.

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
FL > Mes futurs projets sont simplement de créer et toujours progresser. Dans les mois à venir je m’étendrai vers d’autres horizons comme la conception design d’intérieur que je suis en train de concrétiser. Je pense aussi remagner et offrir une grosse mis à jour à mon siteweb d’ici peu mais ce n’est pas un projet en temps que tel.

TG > Si tu n’avais pas travaillé dans le milieu de la création, qu’est ce que tu aurais fait ?
FL > Trés trés dur à dire, depuis que je suis en maternel, je me suis mis à déssinner régulièrement, on m’a «formaté» à toujours faire quelque chose dans le mileu de la création et rien d’autre ne m’a jamais intérréssé. Quand j’avais quatre ans je voulais être pape pour l’anecdote alors que j’ai toujours été athé. Je me serais peut-être lancé dans le journalisme.

TG > Quel regard portes tu sur ton travail et sur la création au sens large ?
FL > Au sens large je n’aime pas ce que je fais et c’est pour moi une qualité qui aide constamment a progressé, lorsque je fini une création et que je suis fier pour les heures que j’ai passés dessus, je déchante trés vite quand je vois le travail de mes idoles créatives.

TG > A quoi ressemble une journée de «GRAPHICTRAVELLING» ?
FL > C’est mouvementé... Alors je me lève assez tot, je m’installe devant mon ordinateur avec un café et mon paquet de cigarette, je met sur clé quelques fichiers qui me serviront pour le travail auquel je fonce dans l’heure qui suit. Ensuite j’ai un peu moins que l’apres-midi de libre pour me lancer dans mes projets et enchainer les rendez-vous avec les personnes concernés, je vois ma douce en soirée et je me couche généralement assez tard pour me consacrer à mes loisirs et mes créations personnels.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
FL > Les artistes qui m’inspirent le plus sont Peter Jaworowski, Mike et Pete harrison, Pawel Norbert et Craig Shield. Après je puise mon inspiration dans ce que j’aime en général, ça peut être un artiste ou autre.

TG > «La vie sans création», cela voudrait dire quoi pour toi ?
FL > Dans un sens se serait une vie où je m’en préoccuperait pas et où j’aurais d’autres chats à fouetter puique je ne connaitrais pas cela. Dans un autre sens ce serait sans expressions, sans vibrations, assez platonique à vrai dire

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
FL > Ne pas avoir peur des nuits blanches et de la déception, comme dans toutes choses il faut du travail, de la persévérence et le matéteriel pour ce donner les moyens, apres tous suit je pense. C’est rebarbatif mais c’est comme ça selon moi.

TG > As tu une anecdote à nous racontez sur un de tes travaux ?
FL > Une fois il y a longtemps, j’ai eu un crash de disque dur pendant que j’étais en train de finaliser une création qui pour moi était une révolution sur ce que je faisais jusqu’a ce jour, j’ai mené une «affaire d’état» pour recupérer le fichier, j’ai fini par le récuperer et il n’allait plus du tout, je l’ai recommencer selon d’autres approches, il n’avait presque plus rien à voir au final. Comme quoi le recul forcé d’un désagrément comme le crash de disque dur aide bien ! (parfois seulemment).

TG > Pour parler un peu de l’actualité, que penses tu de l’élection de Barack Obama ?
J’ai discuté de ça il y a pas longtemps avec un ami américain qui a donc voté Barack Obama sur l’idée qu’il représentait le changement mais qu’il ne le prenait pas pour autant pour un superman comme on pourrait le croire par son énorme médiatisation. Je suis un peu de son avis.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
FL > Merci pour ce moment et bon courage..
Interview createur : LYSERGID

Par le
Voici ci dessous l'interview de LYSERGID qui a servi de base pour l'article publiée dans le numéro 7 du magazine Photoshop Advanced (création et art toy custom sont disponibles sur amka).


Interview :

THOMAS GAYET > Décris nous ton parcours :
LYSERGID > Je m’appelle Loïc Sattler, j’ai 28 ans, je suis originaire de Strasbourg. Après un DUT et une maîtrise en multimédia et en design graphique, j’ai terminé par un master en théorie des médias à l’académie de Stuttgart en Allemagne. Je pense être issu de la première génération de personnes qui ont appris la fameuse communication intégrée - ayant aussi bien étudié le print que le web, la vidéo, la publicité, la gestion de projets, etc…
Pendant ces années, j’ai intégré et testé de nombreux pans du métier de créatif. J’ai ainsi rejoint une agence web, un agence de pub, un studio de 3D, un studio de motion-design, un studio de créa. J’y ai appris énormément de choses et j’ai surtout saisi ce que je voulais exactement.
Après ce cursus, j’ai directement rejoint une agence de marketing relationnel print / web en tant que Directeur Artistique.
Suite à deux années intenses, j’ai saisi une opportunité pour intégrer la partie web de l’agence TBWA Paris. J’ai quitté cette agence après une belle période pour rejoindre Marc (Magu-design.com) qui m’a proposé un poste de Directeur Artistique.
En ce qui concerne le travail, mon site web permet de présenter mon travail graphique et illustratif. Je présente mon folio pro plus rarement car il est moins intense visuellement parlant, et par définition plus « corporate ». Pour ce qui est des autres cordes de l’arc : je participe activement à de nombreuses communautés internet et conférences, j’alimente mon blog quotidiennement et j’enseigne mes techniques graphiques. Je pense qu’on a fait le tour !

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
LYSERGID > J’ai en moi le besoin de créer depuis ma plus tendre enfance. J’ai ainsi eu la chance d’avoir des parents intéressés et doués dans certains domaines artistiques. Et à force de dessiner partout, d’être fourré derrière mon commodore 64 à peindre quelques pixels et de m’amuser avec des bombes de peinture, il fallait bien que ça termine comme ça !

TG > - Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ?
LYSERGID > J’ai deux façons de procéder. Lorsqu’il s’agit d’une demande client, je préfère passer par une phase de crayonné et de réflexion où je pose d’abord les choses à plat. Quand il s’agit de travaux personnels, je préfère laisser libre cours à mes envies et à la technique. Je pars rapidement à la chasse aux sources (photo / scans) ou aux traitements que je veux utiliser. Les travaux personnels me servent souvent à tester et améliorer des techniques. Et c’est bien évidemment cette totale liberté que je préfère.

TG > Quel type de travail te plaît le plus ? Pourquoi ?
LYSERGID > J’ai une réelle préférence pour le travail illustratif, où j’ai la plus grande liberté de création. C’est souvent pour ce côté créatif que je suis contacté. Et comme les clients font directement appel aux styles que j’affectionne, je me fais vraiment plaisir. Je commence également à prendre goût à l’animation (3D / motion).

TG > Quels sont tes projets pour les mois qui arrivent ?
LYSERGID > Il y a pas mal de sites en cours de réalisation dans ma structure actuelle. En terme personnel j’ai certaines envies au niveau de la photo et de l’animation. Il y aussi quelques publications / expositions / réalisations qui m’attendent : les mois qui arrivent risquent d’être assez chargés !
J’aime aussi rencontrer d’autres personnes de mon milieu pour discuter de notre passion commune. J’ai besoin de ce contact pour sentir l’atmosphère de la profession, pour évoluer et apprendre, mais également pour respirer, parce que la plupart de ces gens sont extrêmement intéressants. Je continue également à délivrer des cours en université (deug / license). Puisque les élèves sont satisfaits, je ne vais pas m’arrêter tout de suite ;)

TG > A quoi ressemble une journée de "Lysergid" ?
LYSERGID > J’aurais envie de dire « à une journée hallucinante » ! Non en fait il s’agit tout simplement d’une journée de travail classique, ponctuée par quelques repas, de l’inspiration en barre et parfois quelques rencontres. Elle doit souvent être accompagnée par de la musique (je n’aime pas le silence ou le vide) et si possible quelques rires.

TG > Pour beaucoup de créateur, la musique est un moteur, quelle(s) sont les musique(s) que tu trouves "inspiratrices" en ce moment ?
LYSERGID > Je dois avouer que je suis assez particulier au niveau de mes goûts musicaux. Quand je créé j’ai besoin de quelque chose de nerveux et d’agressif (Métal / Techno / Electro). J’écoute de tout en dehors de cette situation, avec une préférence pour le rock et le trip/hop. Je ne puise pas directement mon inspiration dans le son mais j’en ai besoin car il me donne un rythme et comble un vide.

TG > Qu’est ce qui te fait rêver et cauchemarder ?
LYSERGID > Je ne me souviens jamais de mes rêves ni cauchemars. Je dors très peu mais bien :)

TG > Quels artistes t'inspirent le plus ? Ou à défaut ou puisses tu ton inspiration pour réaliser de nouvelle créations ?
LYSERGID > Je puise mon inspiration partout et tout le temps, que ce soit sur internet ou dans des livres / revues. Comme pas mal d’artistes je sens assez facilement les tendances et sait m’en inspirer au besoin. En général j’observe assidument les créations dont le style m’intéresse pour me reproduire mentalement comment l’œuvre a été réalisée techniquement. Actuellement j’ai un penchant pour les choses plus épurées, légèrement moins colorées, avec un côté « fait main » plus fort.

TG > "La vie sans création", cela voudrait dire quoi pour toi ?
LYSERGID > C’est en créant et en construisant qu’on avance, qu’on fait avancer les choses et qu’on laisse une trace. La vie sans création serait donc tellement moins intéressante.

TG > Quels "conseils" donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
LYSERGID > Tout d’abord il faut savoir aiguiser sa technique, et savoir dans quoi on veut se lancer. La technique et la théorie s’acquièrent avec de la patience et du travail. Par contre, rien ne sert de savoir si l’on ne fait pas. La phase où l’on copie ses artistes favoris, même si elle est parfois nécessaire, doit être la plus courte possible, car seuls sortent de l’ombre ceux qui se trouvent et qui créent par eux-mêmes. Apprendre, travailler et se trouver. Ajouter à cela beaucoup de temps et une pincée d’humilité et le tour est joué.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
LYSERGID > Partager est ce mot. J’aime à croire que le partage est indispensable dans notre métier (connaissances, savoir, technique…) et qu’il permet de tirer les choses vers le haut.
INTERVIEW CREATEUR AMKA : ILK !

Par le
Voici ci dessous l'interview de ILK qui a été publiée dans le numéro 4 du magazine Photoshop Advanced (créations , Skate board custom et art toy custom sont disponibles sur amka). Un mec excellent, créatif, prolifique et toujours ouvert à de nouveaux projets.


Interview :

“Ilk” est un artiste Français talentueux dont la culture est issue de l’art urbain , du graffiti et du hip hop. Il a su imposer son style et sa façon de voir le monde au travers de ses nombreuses réalisations pour des agences , des grands groupes mais aussi dans son travail personnel. Que ce soit à la “bombe” ou avec son mac, son travail reste toujours emprunt d’une touche particulière faisant référence à plusieurs univers.

THOMAS GAYET > Décris nous ton parcours, universitaire ou autodidacte ?
ILK > Je dirais plutôt autodidacte qu’attentif en cours. J’ai passé plus de temps le soir dans des bouquins que la journée sur les bancs de l’école.
Mais officiellement je me suis inscrit à la fac de Paris 8 pour passer un DEUG d’Arts Plastiques et un Certificat préparatoire en Maitrise des Sciences et techniques de la photographie et du Multimédia. Ensuite j’ai passé un BTS graphiste/maquettiste à l’école IMAG, à Paris. Je travaillais en alternance pour Canaltoys, une société de jouets pour laquelle je réalisais des packagings avec des licences telles que Disney, TF1, M6 etc. Puis, en 2004, j’ai intégré l’école Art School, directement en troisième année, afin d’obtenir un diplôme supérieur d’arts appliqués.

TG > Pour quelles raisons as tu décidé de te lancer dans la création et à quel moment ?
ILK > C’était une évidence, depuis tout petit je dessinais et prenait des photos. Par sécurité j’ai quand même mené des études générales jusqu’au bac scientifique, avec un ami, un certain Fred. Je ne pensais pas que l’on pouvait vivre du dessin (et plus précisement du graphisme), en effet nous avons grandi dans le 93, donc nous passions plus de temps à jouer au basket dans la rue qu’a se renseigner sur notre avenir. Mais ce fameux pote cité précédemment m’a poussé à le suivre à la fac en Arts Plastiques. Ce que j’ai fais... maintenant je vis de ce que j’aime et Fred est tatoueur dans un salon parisien.

TG > - Lorsque tu commences une nouvelle création, quelle est l’approche que tu privilégies ? combien mets tu de temps en moyenne pour réaliser une création ?
ILK > Je n’ai aucune règle établie ni méthode régulière. J’attaque chaque projet differement, parfois (de nombreuses heures) sur papier pour trouver des idées, des pistes. Parfois l’idée est là dès le départ et j’attaque directement sur l’ordinateur. Je pense qu’en fait tout se joue sur l’inspiration du sujet.
Ainsi ce n’est pas forcement sur les créations les plus complexes que j’ai forcément passé le plus de temps. Il peut m’arriver de recommencer dix fois une illustration avant d’arriver à un résultat plaisant. Donc le temps passé sur une création peut aller d’une heure à des journées entières... ce n’est pas une science exacte :)

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
ILK > Après un passage de deux ans de bons et loyaux services dans une agence parisienne (TriBeCa) ou j’occupais le poste intéressant et parfois difficile de directeur artistique junior, je me suis mis en Freelance en Septembre 2006. Je travaille 90% de mon temps pour des agences de pub, et plus particulièrement depuis plus d’un an les très sympathiques Publicis Net.
Je fais parti de plusieurs collectifs (HGF, WDD, YFWD), mais c’est très difficile de trouver du temps pour tous travailler ensemble. Nous avons organisé une exposition du crew HGF (17 membres dont Tyrsa, Nesle, Tizieu, 2Day, Soap...) en 2007 à la galerie Artoyz malgré la mauvaise volonté de certains membres (sans doute à cause de la distance qui nous sépare). A coté de çà nous venons de monter un nouveau collectif de graffiti / illustration qui devrait faire parler de lui bientôt (AFO, avec dedans Manuel Angot, Grems, Comer et moi même)
Je réalise également beaucoup d’illustration en collaboration avec mes deux amis proches, les talentueux Tyrsa et Koa. On apprend beaucoup plus à plusieurs, et surtout on travaille en passant du bon temps, que demander de plus :)

TG > Dans tes travaux, on peut voir un certain nombre de créations liés à l’univers du graffiti et à l’art urbain, peux tu nous dire pourquoi ?
ILK > J’ai commencé le graffiti en 1998, c’est la seule drogue qui soit passé par moi, mais elle s’est bien accrochée !!! Ca fait 10 ans que ça dure, que je peins avec des bombes de peinture et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Forcement ensuite ma culture urbaine et mon amour du bitume et de la couleur en plein air se fait ressentir dans mon travail personnel.

TG > Comment définirais tu ton «style graphique» ?
ILK > C’est difficile de répondre à cette question, je suis mal placé pour m’auto-analysé, ce serait plutôt à toi de me dire comment tu définirais mon style ? Je définirai urbain et coloré, avec une touche dark lié à la musique qui coule dans mes veines depuis ma naissance (métal, Hardcore, Death, HipHop)

TG > Quel type de travail te plaît le plus ? Pourquoi ?
ILK > C’est la question la plus facile de l’interview ! J’aime tout ! Je prends autant de plaisir à faire un site sérieux et corporate qu’une illustration débordant de couleurs ! C’est sans doute ce pouvoir d’adaptation qui fait que je ne manque pas de travail. Si je ne faisais que des illustrations tout le temps, je ferai une overdose et changerait de métier

TG > As tu des projets en vue pour les mois qui arrivent ?
ILK > Je viens de sortir un appareil photo limité à 100 exemplaires avec Fujifilm pour la sortie de leur nouveau boitier star, le Z20. Avec Koa nous préparons une grosse exposition pour la fin de l’année, très orienté tatouage... Suite à la mort de Fiveyears Clothing, je remonte une nouvelle marque épaulé de trois fidèles amis, mais j’en ai déjà trop dis ! Nous préparons avec Grems la nouvelle collection de tee-shirts d’Art Force One, et je vais aussi travailler avec la marque New-Yorkaise 3Sixteen. Avec mon collègue développeur freelance Sebousan, nous bossons sur des sites comme par exemple celui de la photographe Garance Doré.

TG > Qu’est ce qui te fait rêver et cauchemarder ?
ILK > Je ne me souviens jamais de mes rêves ni cauchemars. Je dors très peu mais bien :)

TG > A quoi ressemble une journée de «ILK» ?
ILK > En temps normal je me lève à 8h et après avoir nourri mon sauvage félin, je me met au travail jusqu’au soir 20h00, voir souvent plus. Avec quand même une pause déjeuner et une pause goûter.

TG > Pour beaucoup de créateur, la musique est un moteur, quelle(s) sont les musique(s) que tu trouves “inspiratrices” en ce moment ?
ILK > Les derniers album d’ Arkangel, Rouges à Levre, Dragonforce, Sworn Enemy, Sefyu et toujours les discographies de Kickback, Necro, Metallica, Suicidal Tendencies, Slayer, Primus, Gojira, Infectuous Grooves, Naughty by Nature, Madball...

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ? ou à défaut ou puisses tu ton énergie principale pour réaliser de nouvelle créations ?
ILK > je m’intéresse à tout ce que je vois autour de moi dans la rue et dans la vie de tous les jours, particulièrement les packagings, les logos sur les camions, les graffitis et les tatouages. Je suis sensible aux travaux d’artistes comme Pushead, Mark Ryden, Mike Giant, Koa, M/M, Michael Lau et tant d’autres. Le haut du podium, quant à lui, est occupé par Tim Burton, le plus grand génie à mes yeux, tous domaines confondus.

TG > “Une vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
ILK > Ce ne srait pas si grave que ça pour moi. J’adore les animaux, je ferai un métier en rapport avec çà., et j’aurai sans doute moins mal aux yeux :)

TG > Quels “conseils” donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
ILK > Le passage en agence est indispensable, ne serait-ce que pour voir que le rythme de travail est bien plus soutenu que ce que les écoles laissent entendre... La freelance ça fait rêver, mais derrière ça oblige une organisation rigoureuse, de la paperasse par kilo, prendre un comptable pour les bilans annuels, pas toujours drôles d’être independant ! Je conseille au futurs graphistes de chercher à se forger leur propre style et de ne pas reproduire ce qu’on voit sur le net, avec une bonne dose de motivation, ça ira tout seul.

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
ILK > Dédicace à la famille et aux potos, on n’oublie pas d’où on vient...
INTERVIEW CREATEUR AMKA : TKSH !

Par le
Voici ci dessous l'interview de TKSH aka Emeric Trahand qui a été publiée dans le numéro 3 du magazine Photoshop Advanced (créations disponibles sur amka). Un mec talentueux, passionné et créatif qui a travaillé sur de nombreux projets prestigieux et qui fait aussi partie du célèbre crew mondial KDU.


Interview :

Un artiste en pleine lumière ("TKSH" se prononce "Takeshi") dont le talent transpire au travers de ses nombreuses créations. Un style oscillant entre l’onirique, le hip hop, l’art urbain et la nature qui ouvre les portes d’un univers riche et “fresh” teinté de poésie graphique. A coup sur un créateur qui laissera son empreinte dans ce monde si particulier qu’est la création graphique.

Parcours universitaire ou autodidacte ?
EMERIC TRAHAND > Je suis autodidacte en ce qui concerne la création. Pour les études, j’ai obtenu en 2006 un MBA en gestion.

TG > Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la création ? À quel moment cela a-t-il pris une place prépondérante pour toi ?
ET > J’ai pas mal dessiné, taggé, peint quelques murs plus jeune, et je dois avouer que j’ai toujours eu un crayon entre les mains pendant mes années d’étude. Ma mère est prof d’art plastiques aussi, alors je crois qu’aussi loin que je puisse me souvenir la création a toujours eu été présente dans ma vie. J’ai découvert la création numérique relativement tard, Il y a maintenant 3-4 ans, par amusement d’abord, puis plus sérieusement, avec quelques encouragements ici ou là sur les communautés de graphisme en ligne. J’ai découvert un univers aux possibilités immenses, je me suis pris de passion pour le truc, et j’ai donc tout naturellement persévéré.

TG > Comment abordes-tu une création ? Quelle est la “technique” que tu affectionnes le plus ?
ET > Je n’ai pas vraiment de méthode type. J’expérimente beaucoup, quitte à recommencer un travail plusieurs fois avant d’être satisfait, avant de sentir la direction qui me plaît le plus. Je pars souvent d’un sujet, un élément central que j’essaie de rendre le plus clean possible, avant de construire un univers autour. Une fois le montage réalisé, je passe du temps à trouver les nuances justes, les niveaux, les saturations qui vont permettre de donner de la cohérence, d’insuffler une âme au travail. Au niveau technique, je vais de plus en plus vers des retouches sobres, minimalistes. Depuis quelques temps , je privilégie le travail sur la lumière et la subtilité des teintes à la surabondance de détails comme je pouvais le faire par le passé.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
ET > Je bosse en free-lance depuis plus d’un an.... Je crois que ça correspond assez à ma personnalité. J’affectionne la liberté relative de ce statut, même s’il est frustrant de n’intervenir qu’en fin de process dans la pluspart des travaux commissionnés. J’ai régulièrement des offres intéressantes pour intégrer des agences, je suis assez tenté parfois, notamment pour travailler sur des projets à plus grosse échelle, qui multiplient les intervenants, les supports, prendre plus de responsabilité sur la direction artistique aussi.

TG > Tu aimes particulièrement le montage et la retouche photographique, pourquoi ?
ET > C’est à vrai dire le genre de chose que je maîtrise le mieux. Par facilité, c’est donc le genre de travail que je fais le plus. Les clients sont assez demandeurs également. Ce que j’aime, c’est donner à un ensemble d’éléments provenants de sources diverses une résonance cohérente à première vue. J’aime le travail sur les ombres et les lumières, sur les profondeur de champs, les perspectives....

TG > Tu préfère travailler sur une création personnelle ou pour un client ? pourquoi ?
ET > Tout dépend du client.... de la thématique abordée, de la direction artistique, de la marge de liberté, d’intervention qu’il m’est laissé... La réalité d’une commande, c’est aussi souvent la nécessité de travailler dans l’urgence avec des deadlines imposées extrêmement courtes, qui selon moi compromettent la qualité du travail. Réussir une commande, satisfaire le client, marquer son empreinte et le tout en temps et en heure est un exercice difficile. Parfois, j’ai la chance d’avoir des clients avec qui la frontière entre commande et travail perso tend à disparaitre... c’est souvent de ces collaborations que sortent les meilleurs résultats.

TG > Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
ET > J’aimerais prendre du temps pour voyager plus. Peut être intégrer une agence à l’étranger, j’ai quelques plans en tête mais rien n’est fait. Prendre du recul sur mon travail aussi. J’aimerais m’impliquer plus au sein du KDU aussi, multiplier les collaborations et prendre le temps de rencontrer enfin tous ces gens qui partage de près ou de loin mon quotidien «en-ligne» .

TG > Comment définirais tu ta façon de voir les choses et donc de créer ?
ET > J’ai une vision assez noire du quotidien et de mes contemporain en général... bizarrement, il ressort souvent de mes créas des choses douces, colorées, optimistes.... Plus sérieusement, je pense commencer à posséder un bon jugement, un sens critique plus avisé sur le graphisme en général, et ce, grace à quelques années de pratique et d’observation. Pour ce qui est de ma façon de créer, et bien j’aimerais ne jamais vraiment pouvoir la définir, et expérimenter à l’avenir des directions très différentes de ce que je fais actuellement. Selon moi, avoir une analyse trop poussée sur son propre travail, risque à terme de fausser une certaine spontanéité, une certaine fraîcheur qui peuvent faire la différence.

TG > Quels artistes t’inspirent le plus ?
ET > Ils sont nombreux et en perpétuelle évolution. Ces jours-ci, je dirais que j’essaie de trouver l’inspiration quelque part entre Gustave Doré, Paul Auster et Sigur Ros. Au niveau graphisme, ils sont des dizaines à m’inspirer tous les jours via Cpluv, DYT, Reform& Republic ou Behance, mais plus récemment j’ai vraiment accroché sur les travaux de Sebastian Onufszak, Santos & Karlovitch, Grandpeople, ou encore Mogollon New York.

TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
ET > Moins de cernes surtout.

TG > Quels «conseils» donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
ET > On me pose assez souvent la question, et il me semble toujours aussi difficile d’y répondre. Il n’y a pas de parcours type, pas de méthode a privilégier, pas de conseils a suivre... juste des passionnés.

TG > Quelle(s) musique(s) t’inspire en ce moment ?
ET > «When Doves Cry» de Prince... he he... en fait ya beaucoup de choses en fait qui me font tripper.... mais j’avoue que j’ecoute trés souvent et trés fort le remix de Fancy Footwork (Chromeo)par Guns N Bombs....

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
ET > Merci Thomas pour l’iterview, toujours un plaisir de croiser ta route. Thanks Joolz pour le link up
Interview créateur Amka - PIERRICK MARTINEZ

Par le
Pour ce numéro de Photoshop Advanced (2), voici l’interview d’un artiste Français : PIERRICK MARTINEZ (créations sur amka), adepte du “speed painting” qui manie la palette et le stylet graphique avec autant de talent et d’aisance qu’un pinceau traditionnel. Passionné de science fiction et d’ambiance à consonance asiatique, découvrez son univers très personnel et varié.

THOMAS GAYET > Quelles études/formations as-tu suivies ? Parcours universitaire ou autodidacte ?
PIERRICK MARTINEZ > J’aime le dessin depuis tout petit, et après mon bac S, je suis parti 1 an à l’école d’art de Belfort où j’ai pu pratiquer la photo, la peinture, la sculpture, l’art contemporain. C’était vraiment très complet, et ça m’a apporté beaucoup, mais je ne me retrouvais pas dans la catégorie des artsites. Et je me suis tourné vers la communication et les nouvelles technologies à l’iut filière Services et Réseaux de Communications : Economie d’entreprises, multimédia, communication, informatique ... des matières très diverses et très enrichisantes. L’IUT a été pour moi une formidable aventure et une véritable prise de conscience. J’ai adoré ces deux années. Elles m’ont permis de faire un stage en Engleterre de 3 mois en tant qu’infographiste 3D dans une start-up très ouverte et dynamique. De retour en France, après une recherche de poste d’infographiste infructueuse, j’ai décidé de me mettre à mon compte. Je savais que vivre uniquement du dessin était très difficile, Je me suis donc déclaré Graphiste / Illustrateur freelance.

TG > Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la création ? À quel moment cela a-t-il pris une place prépondérante pour toi ?
PM > Depuis tout petit j’aime inventer, créer par moi même. Rendre des choses concrêtes ou les faire évoluer. Vivre sans créer serait horriblement triste. C’est vers l’age de 8/10 ans que je ne suivais plus les plans de mes nouvelles boîtes de légos. Je me retrouvais dans les mondes que je créais. Le dessin était une ocuppation importante pour moi. Ca me permettait d’extérioriser mon imagination qui était vraiment très active.

TG > Comment abordes-tu une création ? Quelle est la “technique” que tu affectionnes le plus ? Combien de temps mets-tu en moyenne pour réaliser une création ?
PM > J’aime me plonger dans l’ambiance et partir sur une créa en gribouillant sans trop réfléchir. Je «peins» instinctivement en essayant de garder une composition cohérante. C’est une sorte d’état second à travers duquel je n’ai plus trop conscience de ce qui m’entoure ou du temps qui passe. Avant, je dessinais en réfléchissant, mais c’était affreusement statique et je n’avais pas de vue global de ma réalisation. Maintenant, j’arrive à prendre du recul sur ce que je fais. Je bosse une créa dans sa globalité. Après 2h de speedpaint en général, j’arrive à un visuel exploitable. Quand je bloque sur un détail, c’est pas bon et ça casse mon rythme ... j’ai besoin de stopper pour reprendre avec un oeil frais quelques heures plus tard.

TG > Tu bosses dans une agence ? En free ? Dans un collectif ? Pourquoi ?
PM > En freelance ... c’est vraiment pas simple au début, mais une fois que tu as ta clientèle, c’est le paradis ! Bien sur, il ne faut pas avoir peur de faire un peu de compta et de paperasses, mais que c’est bon de pouvoir moduler son emploi du temps, de ne pas avoir de patron et de se dire qu’on est parfaitement autonome !

TG > Tu aimes particulièrement la peinture numérique ou le «speed painting», pourquoi ?
PM > J’ai découvert le speedpainting il y’a 8 ans en decouvrant le forum Sijun, et les réalisations de Craig Mullins. Depuis, je le pratique très régulièrement ! Dans le numérique, j’aime le coté «clean», digital et pas concret des choses. Un speedpaint ne représente qu’un petit paquet d’octets. C’est tellement infime, négligeable et pourtant, il suffit de l’imprimer sur un support de 2m pour lui donner une réalité physique impressionnante et palpable. A part un ordinateur, il ne faut aucune matiere premiere pour faire un speedpaint. J’adore ce coté modulable et universel .

TG > Quel est le travail que tu as le plus apprécié dernièrement ?
PM > Bosser sur des couvertures de livres. C’est pas long à faire, et voir son illus en tête de proue d’un projet d’edition qui a mis plusieurs mois/années à être écrit. C’est vraiment gratifiant, et ca m’impressionne toujours.

TG > Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
PM > J’ai énormement de projets en tête, mais suis très paresseux. J’ai des projets de BD, de grosses illustrations SF, et d’animations. Mais ce qui me prend énormement de temps en ce moment, c’est la rénovation de ma maison, une vieille ferme de 1800. J’adorerais avoir plus de temps à consacrer à la peinture acrylique. Avoir des toiles concrêtes et uniques à éxposer, ca me plait de plus en plus.

TG > Qu’est-ce qui te fait rêver ?
PM > Toutes ces petites choses que la nature nous montre quand on prend le temps de la ragarder. J’aime la liberté, et je rêverais de pouvoir vivre de mes créas SF et fantaisy perdu en campagne, dans mon petit village Franc-Comtois. Exposer et vivre de mes toiles vendues sur tous les continents.

TG > À quoi ressemble une journée de “Pierrick” ?
PM > Je me lève vers 9h, j’allume l’odri, je vais déjeuner. Ensuite, je vais jeter un oeil à mes mails et regarder une dizaine de blogs. Je répond aux mails, et prépare un listing de ce qu’il faut que je fasse. Ensuite, je réponds aux commandes en cours ... mails, telephones, blabla ... Midi, je casse la croute et retourne bosser jusqu’à 18h. Passé cette heure là, le telephone redevient muet et j’ocuppe mes soirées à faire de la zik, et mettre mon blog à jour, à dessiner et prendre une peu de bon temps !

TG - Quels artistes t’inspirent le plus ?
PM > Craig Mullins, Sparth, John Singer Sargent, Monet ... L’impressionisme me fascine !

TG > “La vie sans création”, cela voudrait dire quoi pour toi ?
PM > Ca serait un calvaire, une voie sans issue, c’est inenvisageable

TG > Quels «conseils» donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
PM > Il faut dessiner un maximum et tirer leçon de tout ! Avancer en ayant des projets et prendre du recul sur ce que vous faites. Il faut positiver et repousser ses limites car la vie nous met sans cesse face à de nouveaux défis !

TG > Quelle(s) musique(s) t’inspire en ce moment ?
PM > J’ai découvert Balkan Beat Box il y a quelques mois qui me font passer du bon temps sans me prendre la tête. Ca fait parti des disques que j’écouterai toujours. J’aime beaucoup les musique instrumentales d’ambiance du style (Air, Daft Punk) Dernièrement j’ai cheté aussi Michael Bublé et Daphné. Muse et pas mal aussi. J’écoute aussi quelques BO de films (Matrix / le dernier samourai ... ). Dernierement acheté aussi : Springsteen, Tiken Jah Fakoly ... je suis très éclectique !

TG > Un dernier mot que tu voudrais partager ?
PM > Juste un proverbe Japonais qui dit : «Même une marche de mille lieues commence par un premier pas.» Grand merci à tout le staff de Photoshop Advanced !
Interview

Par le
Une petite news pour que vous ne ratiez pas l'excellente interview de "MY DEAD PONEY" réalisé par MRQUI. L'interview est publié sur le blog d'artskills ;) Big up m8 !
INTERVIEW CREATEUR AMKA : LENEOPEN

Par le
Comme annoncé il y a quelque temps, voici l'interview complète du très talentueux LENEOPEN aka Nicolas Andre - (créations et Toys disponible sur amka) qui appose sa patte avec technique et délectation sur de nombreux supports. Une des rencontres du web inattendu avec un artiste humble et passionné, créatif et inspiré (une partie de cette interview a été publiée dans le Photoshop Advanced magazine numéro 1)

1 - Quelles étude/formations as tu suivies ? parcours universitaire ou autodidacte ?
autodidacte, j'ai bien commencé une formation a mes debuts mais j'ai vite abandonné et préféré m'y mettre tout seul, j'ai eu l'impression que j'irai plus vite et avec le recul je crois avoir fais le bon choix. Aprés je suis trés curieux et j'adore apprendre en regle generale donc seul j'avance vite et j'apprend a me focaliser et m'organiser selon mes aspirations, je me fais plaisir en continu en gros.

2 - Qu'est ce qui t'a amené à faire de la création ? A quel moment cela a pris une place prépondérante pour toi ?
j'ai toujours dessiné en fait, depuis tout petit, mais bizzarement je ne me suis jamais dis que je travaillerai dans l'image, ce choix la est venu assez tard, j'ai commence par faire beaucoup de portraits, puis des lettrages graffiti et aprés c'est une évolution logique petit a petit, faudrai que je rentre dans des details tres personnels de ma vie pour expliquer vraiment comment je suis devenu l'artiste/autiste enfermé dans sa chambre à gribouiller sur son bureau alors on va dire que c'est une suite logique, c'etia smon destin haha.

3 - Comment abordes tu une création ? quelle est la "technique" que tu affectionnes le plus ? Combien de temps mets tu en moyenne pour réaliser une création ?
Alors c'est un peu compliqué parceque je considere etre graphiste ET artiste, et j'aime vraiment etre les deux, je ne pourrai pas faire de choix pour devenir seulement graphiste uou seulement artiste, les 2 se confondent beaucoup depuis quelques années je trouve, bref je n'aborde pas les deux status de la meme facon, je peut faire des visuels et des creations dans beaucoup de styles differents que je n'expose pas ou peu parcequ'ils font parti de mon travail de graphistes avec un client au bout et aprés j'ai mes visuels à moiii, j'aime vraiment prendre mon temp sur mes visuels et qu'ils soient "riche" sur plusieurs points de vue, les couleurs, la structure, la complexité de la composition, les differentes techniques et mediums utilisés, le sens du détail comme de l'ensemble et surtout je veux qu'ils soient vraiment ce que j'aime et ce que je suis et pas ce quelque chose qu'on ai deja vu ou que j'ai l'impression d'avoir deja vu, aprés j'aime que mes visuels soit de grandes compositions, j'aime qu'une image ai muri en moi pendant des jours, des semaines voir des mois, ca me rassure parceque je sais qu'a je ne m'arrete que qd je suis vraiment satisfait, je ne voudrai pas faire un visuel perso en qq heures, sauf pour un client la c'est normal et j'oublie qui je suis, je fais ce que je sais faire pour quelqu'un d'autre, une personne, une marque, un projet etc... Mes outils préféres c'est ... tout simplement Photoshop, aprés je mixe avec beaucoup de choses variés donc je vais pas lister mais pour résumer mes visuels sont en general trééés tréés lourd avec enooormement de calques, j'ai des visuels en 5 psds differents, chacun de plus d'1 Go, et il m'arrive d'aplatir un visu de 300 calques pour repartir dessus avec autant de calques, souvent quand je compose je me dis qu'il n'y a pas de regles alors je fais pleins de choses vraiment aberrentes, aberrentes selon moi a la abse, j'aime bien me surprendre aussi hahaha.

4 - tu bosses dans une agence ? en free ? dans un collectif ? pourquoi ?
je suis en freelance mais je me suis "associé" avec damien vignaux aka Elr°y pour former le studio incog. y'a deux an a peu pres je crois, et depuis un an on a aussi formé le collectif PLAY avec bastard graphics, pierrre vanni, melka et ease ou la on fais du vj'ing et de la vidéo. Je devais rentrer en tant que DA chez Uzik à Paris, avec qui je travaille depuis des annees et avec qui j'adore travailler parceque c'est une equipe vraiment agreable maiiis j'ai beaucoup d'aspirations et d'envie, je fais pleins de choix de facon assez instinctives et j'ai du renoncer a les rejoindre pour le moment, j'ai encore d'autre choses a faire, de nouvelles perspectives a creuser et une vie personnelle tellement anarchique et a priori desorganise que pour l'instant le meilleur choix c'est de continuer sur mon petit chemin seul ou avec des amis, le cote agence viendra quand j'aurai envie de me poser et que je sentirai que c'est le bon moment.

5 - Tu aimes particulièrement la retouche et le montage photographique que transformes ensuite en création numérique, pourquoi ?
c'est une excellente question auquel je n'ai pas la moindre idée sur la réponse, j'en sais rien, je ne me suis pas posé la question, je vais le faire. Apriori comme ca je dirai que c'est surement la forme d'expression qui me viens le plus vite et l'inspiration ca viens d'un coup sans crier gare, en meme temp mes visuels préférés sont plutot ceux qui partent vraiment d'une page blanche, je ne compose pas forcement en aprtant d'une image alors je sais pas si je vai spouvoir repondre a cette quesiotn la maitnenant .

6 - Quel genre de travail préfères tu ?
aucun, je deteste le travail, ca devrai etre interdit, je me fais plaisir avant tout, pour moi pour etre heureux faut faire ce qu'on veut alors je fais mes choix comme ca. ce que j'aime c'est peindre, c'est faire un visuel, faire une vidéo, faire de la création quelqu'elle soit, j'aime pas trop les commandes trop strictes, j'aime apprendre et me lancer dans de nouveaux projets, de nouveaux supports, de nouveaux mediums et ne pas refaire deux fois la meme chose bref voila ce que j'aime, travailler beuuurk c'est mal et ca enleve du gout a la vie.

7 - Quel est le travail que tu as le plus apprécié dernièrement ?
et bien on est en train de faire notre premier videoclip avec elroy pour warner music, c'est notr etout premier, c'est un delai tres court, c'est 90% de graphisme dans le style "dada" etc et c'est un nouveau challenge que je faire quelquechose qu'a priori je n'ai pas appris a faire alors j'apprecie beaucoup meme si là desuite je stresse un peu a mort, mais bon, en etant tout le temp avec des artistes de l'iamge ou du son, je vois bien que le stress est un element imporant de nos vies a tous, enfin il faut se mettre a mal pour que ca sorte des fois, c'est pas comme un stresss de travail, c'est un stress d'envie et de surpassement de soi, une forma d'adrenaline d'artistes :) et sinon je suis sur de nouveaux visuels dans de nouveaux styles comme toujours donc bref la j'ai pleins de choses que je suis en train d'apprecier.

8 - Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
on a d'autres videoclips a faire deja, je dois finir le live video de "danger", un artiste electro et egalement graphiste avec qui je travaille et dont j'aime les productions, on a pleins d'events en vj'ing avec PLAY, une belle expo du collectif PLAY en Mai à Toulouse, a la galerie GHP, on a 3 lives a faire pour les Nuits Sonores, dont une creation a l'opera de Lyon pour un projet qu'on a a appele digitalscape avec elroy, pierre vanni et la creation musicale de remy teruel aka humanleft, j'ai aussi un show Dj vs MC vs VJ avec monsieur dj logilo, je suis censé attaquer mon propre bouquin avec l'Edition populaire, et... huh... j'en oublie je sais mais quoi qu'il en soit, j'ai de nouveaux projets chaque semaine, je sais pas ou je vais mais j'y vais, j'y ourre meme.

9 - Qu'est ce qui te fait rêver ?
mmm vu ma vie plus jeune, les apsirations que j'avais il y encore quelques années et ou j'en suis aujourdhui et la facon dotn les choses evolue pour moi et la facon dont je les vis, je dirai stupidement que j'adore ma vie et que j'ai la chance, la grande chance de pouvoir dire que je suis vraiment heureux, que je m'eclate et que je "kiffe ma life" à 200¨% alors je me reve a peine caché, je ne courre ni aprés la célébrité, la visibilité ou quoi que ce soit d'accessoire, je l'ai deja dis mais je me fais plaisir, vraiment peu importe si ca s'arrete demain, je suis deja satisfait et je suis pas du genre a avoir des regrets. Aprés j'ai bien des artistes et des projets qui me ferai rever mais cette lsite depuis des années elle n'en fini pas, on dirai qu'il n'y a pas de limites alors pourquoi je m'en fixerai :)

10 - A quoi ressemble une journée de "neopen" ?
huum huum, reveil 5h30, jogging, hop hop un peu de cardio training, des fruits frais, je pars au bureau, boulot jusqu'a 12h15 et... oui non d'accord c'est pas vraiiiment comme ca, c'est comme le reste je me pose pas trop de question et jme fais plaisir, c'est aps trés equilibré on va dire, ca commence vers 12h et ca fini vers 6h30 du mat, ca travaille beaucoup quand meme, ca mange n'importe quoi et d'un jour a l'autre ca ne se ressemble pas, c'est temps-ci c'est enferme chez elroy en mode studio avec des pauses cafés, des pauses aperos et des pause dj set dans le salon, et presque une fois par semaine on a une date en vj'ing quelquepart donc on voyage pour faire le break, c'est ma belle vie.

11 - Quelle(s) musique(s) te font tripper en ce moment ?
A la abse je suis surtout hiphop, et depuis quelques anbnées techno et electro, ces temps-ci j'suis trés electro et pour la musique qui me fais le plus tripper ces temps-ci je dirai les edits d'un canadien Megasoid et le morceau que j'adore en ce moment, je le precise parceque c'est un morceau que je suis presque seul a aimer, je l'ai decouvert en australie avec danger et je suis tombé amoureux contre l'avis de tous, genre le son qui m'a mis une claque donc c'est Bag raiders - funpunch remixé par ZZZ. Voila, aprés j'ecoute beaucoup beaucoup de choses, ca va du classique a du rock barré des années 70, du bon vieux hiphop, de la minimal, pff de tout vraiment, le son et l'image ca va ensemble alors si je suis curieux dans l'image, c'est pareil en son.

12 - Quels artistes t'inspirent le plus ?
tous et aucun, j'ai une memoire defaillante donc je retiens pas les noms, ca m'interesse pas en plus, je retiens ce que je vois et ca s'arretes la, ou alors jciterai des grands noms mais ca ferai cliché ( " je veux ma chappelle sixtine")

13 - "La vie sans création", cela voudrait dire quoi pour toi ?
dis comme ca je dirai que ca va a l'encontre meme de la vie, mais quelquepart je crois que plus tard si une bonne raison se presentai je pourrai tres bien tout arreter et passer a autre chose, je prefere pas me mettre de barriere meme a ce niveau la, ce serai plus triste vu d'ici et ca me manquerai mais bon c'est pas pour desuite :)

14 - Quels "conseils" donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
aie huh, je sais pas vraiment si je peux donner des conseils, meme si j'aime ce que je fais et que tout va bien puor moi j'ai pas l'impression d'etre un artiste " a la mode", ni d'etre forcement tres apprécie en france ou en general, je fais mon truc dans mon coin et basta, j'ai pas trop d'echos en general ou tres peu donc ca me parais abuse de donner des conseils, mais en gros pour moi les classiques, ma base ce serai: pas de limites, pas de regles, oublies ce que t'as deja vu, apprend avant de vouloir, soit avant de faire, ai envie, soit curieux, cherche, fais toi confiance, va au bout du bout de toi meme, fais toi mal, fais toi plaisir, pas de concessions, ne reflechis pas a tes choix mais choisi tout simplement, n'ai pas peur, oublies les gens, ecoutes ta ptite voix interieur, fais ce que tu peux, tu peux reculer mais par choix, defini bien pourquoi tu veut faire ce metier, prend ton temp et soit patient. c'est simple, logique et absurde mais plus tu travailles dans une direction plus tu deviens performant, quelque soit tes capacites a la base, le travail ca paye, et vois loin pour finir.

15 - Un dernier mot que tu voudrais partager ?
et bien merci deja et puis huh non je sais pas trop.

Retrouver les travaux de LENEOPEN sur son Myspace et sur le site l'agence Incog
INTERVIEW CREATEUR AMKA : PULSSART

Par le
Voici l'interview du talentueux PULSSART aka Adrien Donot - (créations disponibles sur amka) qui s'est prêté au jeu des questions/réponses. Une interview d'un créateur multi-facettes; la photographie d'une pars et la création graphique de l'autre. Il combine ces 2 passions avec talent, finesse et délicatesse. Ses créations sont souvent emprunt d'un esprit très chic et d'une esthétique recherché. En deux mots, des travaux excellents. L'interview ci dessous reflète bien son état d'esprit volontaire et sa démarche particulière.

1 - Quelles études/formations as tu suivies ? parcours universitaire ou autodidacte ?
J’ai un parcours scolaire assez atypique, voir très. Je suis quelqu’un de nature très curieuse c’est pourquoi je me suis intéressé parallèlement à la conception mécanique et à la création artistique. Deux domaines que l’on pourrait penser complètement à l’opposer de l’un et de l’autre.. et pourtant il y a beaucoup de similitudes ! (mais je ne m’étalerais pas la dessus...) J’ai donc commencer par un Bac STI génie mécanique et enchaîné sur un BTS de conception de produits industriels, pendant ces années d’études je continuais ma deuxième passion, la photo et la créa de mon côté, dans ma chambre... Puis par la suite j’ai décidé de mettre la ‘méca’ de côté et de me lancer à corps perdus dans la création graphique, j’ai donc enchaîné sur une licence communication et médias (université de Cergy Pontoise où je suis rentré juste en présentant mes travaux perso) puis ensuite un Master en création graphique et publicitaire (école Autograf de Paris). Donc pour répondre à la question : Un peu des deux, autodidacte et scolaire.

2 - Qu'est ce qui t'a amené à faire de la création ? A quel moment cela a pris une place prépondérante pour toi ?
Excellente question, je suis quelqu’un d’assez discret, rêveur, sauvage ou timide ( choisissez :D ), pour moi la création a été un nouveau moyen d’expression, une façon de me faire comprendre “autrement” que par des mots. J’ai commencé à faire de la créa vers 5 ou 6 ans (oui très précoce), lors de l’arrivé de mon premier Mac (Performa 460 pour les connaisseurs) et de Photoshop (version 3 je crois..), c’est à ce moment la que j’ai pris conscience que j’avais un “potentiel créatif” et que au delà des pixels il y avait un moyen pour moi de m’exprimer d’une nouvelle façon.

3 - Comment abordes tu une création ? quelle est la "technique" que tu affectionnes le plus ? Combien de temps mets tu en moyenne pour réaliser une création ?
Tout part d’une photo, au début je ne sais absolument pas comment va finir la créa finale. C’est pour cela qu’il est difficile de me demander quelque chose de bien précis. Ensuite je m'installe devant l’ordi je met la musique à fond, et la plus rien ne peux venir me déranger je suis dans ma bulle, mon monde. Je synthétise des émotions et des idées en formes et en couleurs, la photo devient un support ou vient se superposer tout ça. Sans elle tout s’écroulerait et n'aurais plus aucun sens. En moyenne je mets une demi journée complète sur une créa et je ne reviens plus jamais dessus par la suite.

4 - Tu bosses dans une agence ? en free ? dans un collectif ? pourquoi ?
J’ai eu plusieurs expériences en agences (je salues au passage tous mes anciens collègues), mais pour moi travailler en agence revient à mettre un lion en cage. Mon caractère et ma façon de travailler ne correspond pas à un schéma commercial ou le rendement arrive à faire oublier la créativité. Je travail donc en freelance, pour une plus grande liberté de création.

5 - Tu aimes particulièrement la photographie que tu transformes ensuite en création numérique, pourquoi ?
En effet, la photographie est pour moi un début, le commencement d’une histoire. Car les graphistes et photographes ne font rien de plus que de raconter quelque chose au travers de leurs créations. La photo est l’ébauche de l’histoire, moi je suis la pour la prolonger, lui donner de l’ampleur en faisant ressortir les défauts, les qualités, en jouant sur la composition de formes et de nuances de couleurs; au bout de 4 à 5 heures de “trifouillage” l’histoire est en place et quand elle me convient, j’arrête tout.

6 - Quel genre de travail préfères tu ?
Marcher dans Paris (ou ailleurs), prendre une photo, revenir avec, faire de la créa dessus et la montrer à tout le monde. Parfois ça plaît d’autre fois non.

7 - Qu'est ce qui te fait rêver ?
Mes amis, mon amie, un Bouddha de 300m de haut taillé dans la montagne, les pyramides d’Egypte, l’eau translucide des rivières du Tibet, l’océan, le chocolat et la cuisine italienne.

8 - A quoi ressemble une journée de "Pulssart" ?
En ce moment je me réveils vers 7h, petit déj devant bob l’éponge, ensuite douche, je vais dans mon jardin pour tester la température extérieure et le taux d’humidité (si il pleut je vais me rendormir jusqu'à 12h) ensuite j’allume l’ordi, je répond au mail, si j’ai du travail pour des agences ou des amis je le fait jusqu'à 12h. L'après midi c’est sortis au cinéma, restaurants ou sports, retours vers 17h je me remet au boulot jusqu’à 2h du mat.

9 - Quelle(s) musique(s) te font tripper en ce moment ?
Alors la, c’est mon carburant ! Sans musique pas de créa pour moi. Alors en electro je peux citer Bandit, Digikid.84, Principles of Geometry, Revolte, ou bien sur les Daft ou Justice, Björk etc... En rock Apocaltyptica , U2, Sigur Ross etc... Un grand fan de Jazz, donc Etta james, Norah jones, Malia, Lisa Ekdahl, The Andrew sister ;), ou du jazz modern comme Christian Scott.

10 - Quels artistes t'inspirent le plus ?
Les gens qui m’inspirent sont les gens de mon entourage, mes amis proches ou moins proches, ma famille. Se sont tous des artistes en sommes... Sinon il y a :
Radim Malinic
Kalle Gustafsson
Issey Miyake
Sophie Varela
Recep Yelek
Marciej Hajnrich
Andy Julia
etc ...

11 - "La vie sans création", cela voudrait dire quoi pour toi ?
Je n’arrive pas à le concevoir. Je crois que ça ne peut pas exister une vie sans création, on est tous créateur de quelque chose.

12 - Quels conseils donnerais tu à des artistes qui démarrent ou qui voudrait suivre cette voie ?
Ne jamais baisser les bras, suivre ces envies, se faire surtout plaisir ! Ne pas se faire marcher dessus, oser faire les choses différemment.

13 - Un dernier mot que tu voudrais partager ?
La véritable création commence où finit le langage.
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